Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 09 partie 3/4

    Ainsi le maître des lieux et sa mère sortirent accueillir les jeunes demoiselles sur le perron. Christophe ouvrit la porte de la voiture et aida chacune de ses sœurs à descendre. Une fois à terre celles-ci plongèrent immédiatement dans une profonde révérence pour saluer leur mère et leur frère.

    • Bienvenue mes filles.
    • Merci Mère. répondit Virginie au nom de ses sœurs.
    • Virginie, quel plaisir de vous revoir toutes les 3. J’aurais préféré que cela soit dans de moins tristes circonstances.
    • Nous aussi Christophe. Crois le bien.
    • Vos appartements doivent être prêt. Vous devriez vous y rendre afin de vous changer. J’attends votre présence avec nos invités, pour rendre hommage à votre père. Christophe se chargera de vous présenter à chacun.
    • Bien Mère. Dans ce cas permettez nous de nous retirer dès maintenant.
    • Bien sur. Allez y mes enfants.
    • Virginie rejoignez-moi toutes les trois au petit salon de musique quand vous serez prêtes, ainsi nous descendrons ensemble.
    • Bien Christophe.

 

    Là dessus les trois sœurs se rendirent dans leur chambre. Livrées aux bons soins de leur femme de chambre, chacune des demoiselles revêtit une robe de grand deuil noire et noua ses cheveux avec un ruban assorti. Une fois prêtes, elles retrouvèrent leur frère. Il les invita à prendre place dans le canapé et se tint debout face à elle.

    • Voilà, votre retour me permet d’aborder avec vous plusieurs sujets. Tout d’abord j’ai pris des dispositions vous concernant. Vous vous interrogez surement au sujet de votre avenir, maintenant que Père n’est plus. Sachez que j’ai bloqué pour chacune d’entre vous une somme pour votre dote. J’ai également confié à notre notaire une somme destinée à vos années de couvent.
    • Nous te remercions d’avoir pensé à tout ça.
    • Je n’ai pas fini Virginie, vous risquez de trouver la suite moins agréable. Vous devez réduire vos dépenses. Père menait un train de militaire et non de Comte. Malheureusement il était plus souvent ici qu’à la cour. Héritant du grade et du titre de Père je me dois de vivre selon notre rang et de le montrer. Sinon je serais la risée de la cour mais aussi de mes hommes lorsque j’entrerai dans les armes.
    • Je comprends mais qu’attends tu de nous exactement ?
    • Que vous dépensiez moins dans vos plaisirs. Toi, Virginie je te demanderai de ne plus donner les robes que tu ne portes plus aux pauvres. Mais de les remettre au goût du jour pour Marie …
    • Moi, porter autre chose que des robes faîtes sur mesure pour moi mais tu n’y penses pas sérieusement … le coupa la cadette.
    • Rassure toi. Ce sera pour les robes les plus simples. Celles que seule la famille voit. Mon rang passe aussi par vous. Il est hors de question que l’on puisse comparer mes sœurs à des pauvresses. En conséquent Virginie et toi recevrez la couturière dans la semaine. Vous lui commanderez une garde-robe de deuil complète pour Maman, tante Marguerite et vous 5. Je mise sur ton intérêt concernant la mode, Marie, pour nous faire honneur. Mais je compte sur ta sagesse Virginie pour que ces tenues soient conformes à vos âges et pas trop coûteuses même si leur apparence semble dire le contraire.
    • Et moi alors que devrais-je faire ?
    • Toi, Sophie je te charge de donner vos anciennes robes noires à la couturière. Vous lui direz de les garder pour la garde-robe des deux petites. Tu aideras Louise dans les essayages.

Les trois jeunes filles acquiescèrent au propos de leur frère.

    • Maintenant voici comment les choses se dérouleront lorsque nous rejoindront nos invités. Virginie et Marie vous saluerez les invités au bras de Mantoue. Quand à Sophie je te présenterai à tous. Ensuite tu pourras retrouver Louise et Eléanore à la nursery. Virginie viendra prendre ta place à mon bras avec mère. Tandis que tante Marguerite tiendra compagnie à Marie et Monsieur de Mantoue. Je veux que Maman soit toujours avec l’une de vous. Ne la laissez jamais seule avec qui que ce soit.
    • Très bien, compte sur nous. affirma Virginie.
Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 23 octobre 2014
A 16 h 04 min
Commentaires : 3
 

3 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Aurait-il peur que sa mère se remarie?
    J’adore!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Virginie de Rugès
    Virginie de Rugès écrit:

    Il se soucie surtout de la réputation de sa mère, une veuve à l’époque se devait autant qu’une jeune femme célibataire de vivre vertueusement. Le moindre ragot pouvait ruiner une réputation, et porter préjudice à la famille de la personne suscitant les rumeurs.

  3.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    Il s’est ce qu’il veux, ainsi que les intérêt qu’il porte à sa famille et au regard des autres

Répondre jaclyn Annuler la réponse.

 
 

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