Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 09 partie 2/4

    Les questions sur son rôle de comte réglées, il pouvait songer à sa carrière et à la magnifique opportunité de démarrer au même grade que son père. Lui qui rêvait de rejoindre l’Armée Royale, ne pouvait refuser cette faveur. C’était décidé il acceptait. Bien entendu, il attendrait deux semaines pour l’annoncer à Mantoue et à sa mère afin que sa décision paraisse mûrement réfléchie, et puis ça lui permettra durant ce laps de temps, sous prétexte de faire le tour de ses possessions, de se faire un peu plaisir. Il pensait notamment à certains voisins qui seraient ravis de le revoir et de reprendre le jeu où ils l’avaient laissé, qu’il s’agisse des cartes ou des femmes. Et puis son titre de Comte allait lui ouvrir de nouvelles portes …

 

    Ainsi Christophe se présenta tôt le lendemain chez sa mère pour lui présenter ses hommages et lui proposer d’accueillir les premiers invités avec elle. Elle le remercia et accepta sa proposition :

    • Vous me serez d’un grand soutien pour recevoir les premiers notables voisins venus rendre un dernier hommage à votre père. Je suis heureuse que vous preniez avec sérieux vos responsabilités de comte.
    • Merci mère. Je fais de mon mieux pour vous honorer Père et vous.

    Le fils et la mère descendirent ensemble à la salle à manger où le marquis de Mantoue les attendait pour prendre le déjeuner. Après l’échange de salut, inévitable entre personnes de leur rang, ils s’attablèrent. Ils avalèrent un repas consistant et Mantoue se retira ensuite. Madeleine et le jeune comte se rendirent dans le grand salon où quelques gentilshommes, introduit par le majordome, patientaient. Assisté de sa mère Christophe fit les honneurs à chacun des visiteurs, tous appelés respectueusement par leur titre et nom. Il se montra charmant et courtois envers eux tout au long de la mâtinée. L’hôte prit discrètement rendez-vous avec quelques jeunes gens du voisinage, venus lui témoigner leur soutien, pour reprendre des parties de cartes commencées lors de sa dernière permission. Il songea que sous prétexte de vérifier la bonne marche du domaine, il arriverait bien à s’éclipser quelques fois. À midi, le majordome vint annoncer le dîner. Christophe et la comtesse accompagnèrent les invités à la salle à manger, et tous dégustèrent un buffet froid servi pour l’occasion tout en évoquant leurs souvenirs du défunt. Quelques uns se dirent sans doute que la veuve était encore bien jolie et qu’elle avait été une remarquable épouse. Une de celle que tout homme voudrait à ses côtés. Mais cela, la comtesse tout à sa peine et à son devoir d’hôtesse ne le remarqua point. Si le jeune comte entendit bien quelques brides de propos, il préféra se conduire comme si ces paroles ne parvinrent jamais à ses oreilles. Il ne voulait surtout pas déclencher un scandale. Cela aurait sali aussi bien la réputation de sa mère que la mémoire de son père. Il se dit qu’il pourrait toujours rabattre le caquet et les prétentions des insolents une fois à l’extérieur. Mais pour l’heure ils étaient ses hôtes. Les lois de l’hospitalité ne lui permettaient point d’intervenir. L’après-dîner d’autres visiteurs vinrent se joindre à ceux déjà présent. Tous avaient à cœur de rendre hommage à cet homme qui plus qu’un officier remarquable fut un homme bon et apprécié de chacun, quelque soit sa position sociale. Le chagrin de l’épouse du disparu n’échappa à personne ni le discret soutient du marquis de Mantoue.

    Le maître d’hôtel du domaine, vint dans le cours de l’après-midi glisser un discret message à son jeune châtelain. Celui s’excusa alors auprès de ses invités :

    • Pardonnez nous messieurs, mesdames, Madame la Comtesse et moi même devons nous éclipser un instant. On m’informe de l’arrivée de mes sœurs. Vous comprendrez aisément que nous ne souhaitons pas les accueillir en grand comité. Elles souhaiteront sûrement se remettre des fatigues du voyage avant de se présenter devant vous.

Tous comprirent les raisons de leur hôte et s’empressèrent de lui faire savoir.

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 23 octobre 2014
A 16 h 01 min
Commentaires : 3
 

3 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Il va reprendre les jeux de cartes…Je me demande si ça va faire bon ménage avec ses obligations…

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Virginie de Rugès
    Virginie de Rugès écrit:

    Je vous laisserai découvrir cela par la suite ;-)

  3.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    L’excuse des sœurs qui arrivent pour mieux aller jouer au cartes

Répondre jaclyn Annuler la réponse.

 
 

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