Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 09 partie 1/4

Une demi-heure plus tard le Marquis de Mantoue pénétrait dans la bibliothèque où le fils de son regretté ami l’attendait :

    • Vous vouliez me voir Christophe ?
    • Oui, Mantoue. J’ai réfléchi à vos propos d’antan.
    • Et ?
    • J’aimerais que vous m’indiquiez plus clairement en quoi consiste mon rôle en tant que comte. Je dois avouer n’avoir porter qu’une oreille distraite lors des cours de mon précepteur concernant ce sujet. Comprenez moi je ne m’imaginais pas devenir comte si vite …
    • Je crois que je saisis ce que vous me dîtes. Vous êtes jeune et vous pensiez que votre père vivrait encore longtemps et que, somme toute, il souhaitait votre retour au domaine pour soutenir votre mère, n’est ce pas ?
    • C’est cela à peu de choses, oui.
    • Alors écoutez moi bien. Le rôle d’un noble, qu’importe son rang, consiste à servir le Roi. Sur ses terres et dans sa famille, il est maître. Mais cela n’implique pas que des plaisirs. Il lui incombe des devoirs. Prendre soin de vos gens et de votre famille, veiller à la bonne marche de vos domaines, s’assurer qu’aucun de vos gens ne manquent de rien. Il vous reviens également le soin de faire collecter les impôts sur vos terres et que la partie revenant au Roi lui parvienne.
    • Mais concernant ma mère et mes sœurs je suppose que j’ai des responsabilités envers elles …
    • Oui, vous devenez désormais leur seul tuteur. Elles dépendent totalement de vous. Autrement dit vous devez assurer leur avenir et leur sécurité financière. Lorsque vos sœurs seront en âge, il vous incombera de les marier.
    • Et quel est cet age ? Je me rends compte que j’ai négligé énormément de choses qu’on m’a sûrement enseigné …
    • Cela se comprend vous êtes jeune. vous ne vous attendiez pas à faire face à tout cela. C’est pourquoi considérez moi comme votre guide ainsi que le souhaitais votre père. Pour revenir à vos sœurs, il n’a pas d’age à proprement défini. On considère que l’on peut donner une fille dés qu’elle est pubère. Mais selon l’usage, on attend généralement que la demoiselle soit prête à assurer un rôle de maîtresse de maison.
    • Cela ne m’aide pas vraiment marquis.
    • Concernant vos sœurs je dirais, bien que je ne les aie vu depuis longtemps, que Virginie est bonne à marier. Maintenant c’est à vous de voir si vous souhaitez l’exposer dés maintenant aux assauts d’un époux. Car je suppose que vous n’ignorez rien des rapports charnels entre l’homme et la femme.
    • Je vous remercie Mantoue j’ai les idées plus claires désormais grâce à vous. Je vous pouvoir songer à ma décision toutes cartes en main. Je vous la ferai parvenir.
    • Quand vous voudrez.

 

Sur ce dernier échange, les deux hommes se séparèrent pour regagner chacun leur appartement.

 

Une fois chez lui le jeune comte commença à réfléchir à la grande décision qu’il devait prendre. Il pensait combien six femmes devaient coûter cher à entretenir. Heureusement sa mère et ses sœurs les plus âgées n’étaient pas dépensières. Virginie ne montrait peu de goûts pour les vêtements, les falbalas et les colifichets. Quand à sa mère celle-ci portait des toilettes simples la plupart du temps. Sophie et ses deux plus jeunes sœurs étaient encore loin de ses frivolités. Marie avait peut être le goût pour les belles robes et tout ce qui allait avec, mais leur père mort, ses sœurs et sa mère devaient porter le grand deuil pendant au moins un an. Ce qui lui assurait des économies certaines, ses dames ne pouvant se présenter en société. En somme il lui suffisait de pourvoir à la pension destinée au couvant de ses sœurs. Si il se souvenait bien elles y resteraient jusqu’à leur seizième anniversaire. Quand à Louise et Eleanor, leur bonne n’avait qu’à faire avec les anciennes robes des aînées, à leur âge il n’est pas utile d’être à la mode, et cela lui laisserai quelques sous de plus pour ses propres plaisirs. Évidemment Madame de Besnac restait au château pour tenir compagnie à sa mère qui en avait grand besoin semblait-il. Voilà pour ce qui était de l’avenir des dames du domaine. Quand à ses gens il les gardait tous, un nombreux personnel faisait toujours bien lors des réceptions. Pour ses terres il en laissait la gestion aux régisseurs et à sa mère . Cela avait toujours réussi, autant continuer ainsi.

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 23 octobre 2014
A 15 h 56 min
Commentaires : 2
 

2 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Le voilà maitre du domaine! Et il a la pouvoir de marier ses sœurs…

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    Le voilà maître du domaine désormais, il va devoir faire face à beaucoup de difficultés entre sa mère et ses sœurs

Répondre jaclyn Annuler la réponse.

 
 

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