Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 08 partie 3/4

 Deux heures plus tard Madeleine recevait son fils dans son petit salon en compagnie du Marquis de Mantoue : 

  • Mon fils je suis aise de vous savoir rentrer de votre inspection du domaine. Dites moi donc comment se portent nos terres et nos gens ?

  • Tout va pour le mieux Mère, notre régisseur accomplit un travail admirable et des plus honnête. Il sait se montrer ferme mais juste avec nos gens. Je n’ai entendu sur lui que des louanges. Et vous vous savez autant que moi que les paysans ne sont d’habitude point prompt à porter aux nues celui qui les collecte.

  • Vous m’en voyez ravie, tout comme de l’intérêt que vous portez à votre tâche. Et oui mon fils, le triste devoir me reviens de vous annoncer le trépas de votre père.

  • Maman, j’en suis navré. Croyez bien que je gardais espoir de revoir mon père guérit.

  • Hélas non Christophe. Le Marquis de Mantoue désire s’entretenir avec toi, d’une offre de sa Majesté. Je te demande de l’étudier avec le plus grand soin et la réfléchir mûrement avant de prendre quelconque décision.

  • Comme toujours je vous remercie de vos sages conseils Maman, et je tacherai de les suivre.

  • Très bien, je puis donc vous laisser entre hommes. 

Sur ces mots la Comtesse sortit et laissa son invité en compagnie du désormais jeune Comte. 

  • Monsieur le Comte permettez moi avant tout de vous présenter mes sincères condoléances. Comme vous le savez certainement j’étais un grand ami de votre regretté père.

  • Merci Marquis. Mais je vous prie au nom de mon disparu père, ne faites point tant de cérémonie et dites moi ce qu’il en est.

  • Très bien, je parlerai donc franchement. Sa Majesté appréciait grandement votre père et déplore la perte d’un si bon officier. En conséquent apprenant que vous souhaitez embrasser la même profession que le défunt, le Roi vous nomme, si vous l’acceptez, Christophe, Commandant de la Cavalerie Royale. Il vous accorde un délai d’un mois de réflexion à son offre. C’est une opportunité inouïe pour un si jeune homme de pouvoir débuter à un grade si élevé dans les Armes Royales.

  • Mon cher Mantoue, la proposition de Sa Majesté m’honore. Néanmoins il me faut réfléchir à cette proposition avec le plus grand soin. Je suis encore jeune pour assumer une si grande charge. Je vous prie de m’éclairer sur cette situation ainsi que sur mon rôle de comte.

  • Bien entendu. Il s’agit là de la mission que votre père me confia avant de mourir. J’espère faire de vous un comte digne de son souvenir.

  • Merci. Maintenant permettez moi de prendre congé je souhaite me remettre de toutes ces émotions et réfléchir à mon devoir.

  • Je vous en prie mon cher. Vous êtes chez vous.

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 21 août 2014
A 13 h 39 min
Commentaires : 2
 

2 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Le jeune compte a un lourd fardeau à présent. Il est l’homme de la maison.

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    Si jeune, et déjà le maître de la maison… Un lourd fardeaux, un grand bol de tristesse, et une terrible décision.

Répondre Sabeha Annuler la réponse.

 
 

Fictionmania |
Le Souffle |
Plumenouvelle |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Une phrase, voire plus..
| book's house
| La bibliothèque de Sophie