Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 08 partie 1/4

      Pendant ce temps un coursier se présentait au couvent des demoiselles. Il remit les lettres à la sœur tourière. Celle-ci la fit parvenir à la mère supérieure. Après en avoir prit connaissance, elle rédigea sa réponse dans laquelle elle exprimait à la comtesse et au jeune comte ses plus sincères condoléances et qu’elle attendait la voiture pour le lendemain. Elle la ramena elle même au coursier. Ce dernier retourna aussitôt en direction de la demeure familiale. De retour dans son bureau la religieuse convoqua l’aînée des demoiselles de Savigny. Virginie entra et fit une révérence : 

  • Vous vouliez me voir ma Mère ?

  • Oui. Relevez vous. Un courrier de votre mère vous attend. Le voici, dit elle en lui remettant. Je vous laisse en prendre connaissance.

 Virginie s’installa sur une chaise et commença sa lecture. Une fois celle-ci achevée, elle releva la tête. On apercevait sur ses joues des traces de larmes. 

  • Toutes mes condoléances Mademoiselle de Savigny. Je suis, cependant, heureuse de constater que nos enseignements portent leurs fruits et que vous restez digne et maîtresse de vous même, malgré la terrible nouvelle … Allons, il vous faut l’annoncer à vos sœurs. Elles vous attendent au parloir. Une voiture viendra vous chercher toutes trois demain matin. Ainsi vous pourrez assister aux cérémonies commémorative en l’honneur de la mémoire de votre père.

  • Oui ma Mère. Je m’y rends de suite. Nous serons prêtes à temps.

 

       Sur ces mots Virginie se leva, exécuta une révérence et quitta la pièce. Une des sœurs enseignantes du couvent, l’accompagna au parloir. Lorsqu’elle entra dans la pièce ses sœurs l’accueillir d’un sourire. Toute démonstration de sentiments était défendue. 

  • Marie, Sophie asseyez vous. J’ai une grave nouvelle à vous annoncer. 

Toutes trois s’assirent. Sophie prit la parole : 

  • Nous t’écoutons.

  • Tantôt la Mère Supérieure m’a remis un pli provenant de notre mère. Dans cette missive, elle me chargeait de vous annoncer la mort de père. Une voiture viendra nous chercher demain matin. Mère nous veut à ses côtés lors des cérémonies commémorative en l’honneur de Père.

  • Oh Virginie … soupira Marie. Mère t’as confiée là une bien difficile mission.

  • Je t’en prie Marie. Ne t’apitoie pas sur moi. Je n’ai pas ta force de caractère. J’ai eu bien du mal à me contenir pour vous l’annoncer. Alors s’il te plaît, garde ta pitié pour ne pas mettre en péril mes efforts. Console donc Sophie qui par son jeune age ne maîtrise pas encore ses émotions.

  • Allons Sophie ! s’emporta Marie. Cesse donc ! Tu vas nous faire réprimander et punir par les sœurs. 

A ces mots Sophie ne put empêcher ses sanglots de redoubler d’intensité. 

  • Voyons Marie, je te demandais de la consoler et non de la gronder. Allons ! Laisse moi faire ! Encore heureux que tes cris n’aient attiré personne. répliqua l’aînée des demoiselles, pendant qu’elle faisait les gros yeux à sa cadette et prenait son autre sœur dans ses bras.

  • Allons ! Là … calme toi … Père était militaire nous savions que cela arriverait tôt ou tard…

  • Mais Virginie ce n’est point la mort de Père qui me fait pleurer. C’est plutôt la peur de ce qui adviendra de nous sans lui.

  • Rassure toi. Mère et Christophe feront de leur mieux pour notre famille.

  • Naturellement cela va de soi ! s’exclama Marie dédaigneusement. 

     

     A ce moment là une sœur entra. Elle découvrit Sophie en larmes dans les bras de son aînée et Marie visiblement furieuse. Elle les réprimanda : 

  • Mesdemoiselles auriez vous oublié notre règlement ?

  • Non ma sœur. dirent elles en chœur.

  • Bien. Je mettrai cet incident sur le compte du choc que vous cause la perte de votre père. Pour cette fois je fermerai les yeux. Mais que ça ne se reproduise pas !

  • Merci ma sœur. se reprit Marie en première. Nous vous promettons que cela n’aura plus lieu. Pardonnez nous ce manquement au règlement, je vous prie.

  • Entendue. En attendant, reprenez vous ! Allez préparer vos malles pour demain. Puis vous rejoindrez vos compagnes pour le souper.

  • Oui ma sœur. Nous y allons de suite. dit Virginie. Elle sortie, ses sœurs à sa suite, après avoir effectué une légère révérence. 

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 21 août 2014
A 11 h 37 min
Commentaires : 2
 

2 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Eh bien, il est strict, le règlement! Pas le droit de pleurer quand quelqu’un de cher est mort… J’adore toujours autant!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    J’aurai pas aimer être à le place vue le règlement du couvent qu’elle courge elles ont ces petites

Répondre Sabeha Annuler la réponse.

 
 

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