Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 07 partie 3/4

     Tandis que Jacques menait le marquis à la bibliothèque, Madeleine se retira dans son boudoir. Elle y prit connaissance du document adressé par feu son mari. Sa lecture achevée, la comtesse décida qu’à défaut de funérailles digne du rang et du grade de son époux, on donnera une messe de souvenir précédé d’un temps de veillée en la mémoire du cher disparu. De cette manière, chacun pourrait adresser un dernier hommage au brave héros.  

      Dans ce but la comtesse rédigea plusieurs courriers. Tout d’abord, elle composa de sa plus belle plume une longue lettre de remerciements pour le Roi. Par cette missive elle lui démontrait combien son offre et sa générosité la touchait ainsi que l’étendue de sa reconnaissance. En outre, elle l’informait qu’une veillée de souvenir débutait dés ce jour et durerai jusqu’à la messe de souvenir fixée au dernier dimanche de Novembre. Dans une autre elle informait sa sœur Sophie, duchesse de Réant, du décès de son époux et l’entretenait des soucis que lui apportait cette mort. Elle destinait les deux suivantes au couvent, l’une avertissait la mère supérieure de la situation et qu’elle retirait ses filles pour un temps de l’établissement et qu’une voiture viendrait les chercher le lendemain. La seconde s’adressait à Virginie. Sa mère, brièvement lui narrait la situation et la chargeait d’annoncer la nouvelle à ses sœurs. Enfin elle écrivit une dernière lettre, destinée à la gazette la plus proche afin de faire connaître à tous la terrible nouvelle et la date des funérailles.

 

     Une fois sa correspondance achevée la Comtesse sonna le majordome. Presque aussitôt celui-ci toqua à la porte. 

    • Entrez !
    • Madame m’a demandé ?
    • Oui, Jacques. Remettez ceci à des coursiers. Qu’ils attendent la réponse. Que tout le personnel soit réunis dans le hall d’ici une heure. Dites à Catherine que je l’attend avec mes deux filles propres, soigneusement coiffées et habillées en tenues de deuil.
    • Bien Madame.
    • Vous pouvez disposer …

 

      Lorsqu’il fut sortit, la maîtresse de maison appela sa femme de chambre, lui demanda de lui sortir une robe de grand deuil. Une fois vêtue , la mère des six enfants laissa sa camériste rassembler ses cheveux en un sévère chignon encadré de deux tresses se rejoignant au sommet du crâne. Elle s’installa ensuite dans un fauteuil avec sa tapisserie afin d’attendre ses filles. Ces dernières arrivèrent quelques minutes plus tard, annoncées par la femme de chambre de leur mère. La nourrice tenaient les deux petites par la main.

    • Voici vos filles Madame.
    • Bonjour Mère. déclara Louise en esquissant une révérence.
    • Je vois que vous retenez vos leçons Louise.
    • Vous pouvez rejoindre le reste du personnel Catherine.
Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 15 août 2014
A 12 h 15 min
Commentaires : 2
 

2 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    C’est triste!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    C’est triste

Répondre Sabeha Annuler la réponse.

 
 

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