Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 06 partie 1/2

       Pendant ce temps, Mmes De Savigny et de Besnac étaient reçu dans un petit salon attenant au bureau du responsable de l’établissement. Ce dernier salua obséquieusement la Comtesse. Il croyait lui rendre ainsi les honneurs dus à son rang, et adressa un bref signe de tête à sa dame de compagnie.

  • Bienvenue Madame la Comtesse. Les tristes circonstances, nous amenant votre visite, me navrent.

  • Bonjour Monsieur Dulac, puisque vous connaissez la raison de ma venue, alors épargnez moi vos politesses et dites-moi où se trouve mon fils.

  • Bien entendu, Madame la Comtesse, je vais vous conduire au petit salon de votre fils. Je peux vous certifier qu’il dispose des meilleurs appartements du Collège. Si je puis me permettre, je voudrais dire qu’il a réagi en véritable gentilhomme à l’annonce de la nouvelle.

  • Inutile de me demander la permission, puisque vous la prenez de vous-même, fit remarquer sèchement cette dernière. Et je n’attendais pas moins de Christophe.

  • Que Madame la Comtesse me pardonne mon impertinence, je désirais seulement lui être agréable.

  • Eh bien, vous avez échoué.

     

    Sur ces paroles, ils pénètrent chez Christophe. Il adressa un salut militaire à son directeur, puis salua d’un baisemain les deux femmes.

  • Bonjour Mère. Ma tante.

  • Bonjour mon fils. Êtes vous prêt à partir ?

  • Oui, Hector a dû déjà chargé mes effets dans la voiture.

  • Fort bien. Puisqu’il en est ainsi, quittons au plus vite cet endroit.

  • Mère, avant de partir, permettez-moi de vous présenter l’homme qui a été désigné pour être mon précepteur : Monsieur Dubois.

  • Bonjour Monsieur Dubois, bienvenue parmi nous. J’espère que vous vous plairez au domaine. Il est charmant en cette saison, vous verrez. Maintenant messieurs, si vous le voulez bien, allons-y ! 

          Sur ces mots, la Comtesse salua monsieur Dulac, puis sortit suivie par Marguerite, Christophe et son professeur. Les quatre voyageurs montèrent dans la première voiture tandis que Jeanne et le valet s’installèrent comme ils purent dans l’autre parmi les affaires du jeune homme et de son précepteur. Une heure avant le souper, la berline des voyageurs s’arrêtât devant le perron du Manoir De Savigny. Hector ouvrit la porte tandis que Jeanne aidait les deux voyageuses à descendre suivi des deux nouveaux venus. En effet la voiture des deux domestiques était arrivée une demi-heure avant celle des maîtres pour qu’ils soient prêts à les accueillir. Christophe déclara à sa mère qu’il était heureux de revenir au domaine, et qu’il ferait de son mieux pour gérer celui-ci. Celle-ci lui répondit en même temps qu’elle donnait ses gants à Jeanne qu’ils verraient cela plus tard et sans la présence des domestiques.  Puis elle s’adressa à Jeanne : 

  • Allons petite empotée, dépêche-toi ! Il serait mal venu que je sois en retard au souper par ta faute, alors que nous avons un invité.

  • Bien Madame, répondit-elle en suivant sa maîtresse jusqu’à la chambre de celle-ci.

  • Quelle robe portera Madame ?

  • Prépare-moi ma robe de satin rouge grenat bordée de dentelle. Tu relèveras le dessus de mes cheveux en chignon et boucleras le dessous en anglaises.

  • Bien Madame. 

Jeanne s’affaira si bien, que la châtelaine fut prête 10 minutes avant le souper, ce qui lui permit de rejoindre les autres convives au salon avant le repas.

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 13 août 2014
A 13 h 32 min
Commentaires : 2
 

2 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    bien! Je continue

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    Très dur la maîtresse de maison… Aller je continue de lire

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