Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 05 partie 1/3

      Une fois prête Madeleine se rendit dans son boudoir pour informer l’intendante du domaine des nouvelles dispositions à prendre avant l’arrivée du futur comte et son précepteur.

  • Bonjour Gertrude, ravie de vous savoir toujours ponctuelle.

  • Bonjour Madame, répondit-elle dans une révérence.

  • Gertrude, comme vous le savez sûrement déjà, Monsieur Christophe, reviens parmi nous dès ce soir avec un précepteur.

  • Oui, Madame je l’ai entendue dire.

  • Bien. Mes ordres ne vous surprendront donc pas. Je veux que l’appartement de Monsieur Christophe soit prêt à l’accueillir dès son arrivée. Vous ferez également préparer une chambre de qualité pour son précepteur. Et tachez de trouver un valet pour son service, si vous pouvez. Mais ne vous tourmentez pas si c’est impossible, il n’aura qu’à faire sans, après tout il n’est qu’un professeur. Mon fils est prioritaire en tout, bien entendu.

  • Tout à fait, Madame. Il en sera fait selon votre volonté.

  • Parfait, vous pouvez disposer Gertrude. dit la maîtresse de maison dans un sourire.

  • Ah une minute Gertrude, j’oubliais un détail ! s’exclama la châtelaine

  • Lequel, Madame ?

  • La petite, qui me sert de femme de chambre…

  • Jeanne, Madame…

  • Oui, c’est cela Jeanne. Retenez-lui son prochain jour de congé. Elle travaillera ce jour-là sans être payé, bien entendu. Peut-être apprendra-t-elle ainsi à ne pas s’absenter pendant qu’elle se trouve à mon service, comme cela s’est produit hier.

  • Bien, Madame.

  • Cette fois vous pouvez disposer, j’en ai fini.

Sur ces mots l’intendante fit la révérence et se rendit organiser la maisonnée avant l’arrivé du jeune maître et son professeur. Une fois l’intendante sortie, la Comtesse rejoignit sa dame de compagnie au petit salon.

  • Bonjour, chère Marguerite, la salua-t-elle. Comment vous portez vous ce matin ?

  • Bonjour chère amie, je me porte fort bien, et vous-même ? Votre femme de chambre m’a dit que vous annuliez tous vos rendez-vous de cet après-midi.

  • Oui, en effet. Mon mari est souffrant, voire mourant et souhaite que je retire Christophe du collège afin qu’il soit formé à son futur rôle et reçoive l’éducation digne de son rang.

  • Oh, chérie, vous m’en voyez navré, compatit Mme de Besnac en prenant la main de celle qui plus que sa maîtresse était une amie.

       

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 10 août 2014
A 12 h 27 min
Commentaires : 2
 

2 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Eh bien, que d’organisation!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    Une organisation tenue d’une main de maître

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