Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

chapitre 04 partie 2/3

Jaques sortit, prévint la femme de chambre, et envoya deux valets porter les lettres. Celle ci entra :

  • Vous m’avez demandée Madame ?

  • En effet, Jeanne, je me sens lasse, une terrible nouvelle m’est parvenu, tantôt et j’aimerai me reposer un peu avant le dîner.

  • Bien, Madame. Puis-je demander à Madame, quelle est cette nouvelle qui peine tant Madame ?

  • C’est Monsieur le Comte, Jeanne il est grièvement blessé. Maintenant tu sais. Aides moi à me mettre à l’aise.

  • Oui, Madame. Permettez-moi de vous dire que je suis sincèrement désolée et que j’espère que Monsieur guérira vite.

  • Merci Jeanne.

 

Pendant que les deux femmes parlaient, Jeanne aida sa maîtresse à se mettre à l’aise et à s’allonger sur son lit. Une fois cela fait, la femme de chambre sortit. Une fois seule, Madeleine s’interrogea, inquiète, sur ce qui adviendrait de la Maison de Savigny, si par malheur, son époux venait à périr de ses blessures. 

          « Qui dirigera le domaine ? Et comment vivrons-nous tous ? Christophe est encore bien jeune, comment pourrait-il nous faire vivre ses sœurs et moi, gérer le domaine, régler les gages des domestiques ? Je songerais à tous cela plus tard. Après tout je ne recevrai pas avant ce soir la réponse des enseignants. Je vais me reposer jusqu’au dîner je verrai ensuite. »

 

La comtesse resta seule dans sa chambre. Peu de temps avant le dîner elle sonna sa femme de chambre. 

  • Madame me demande ?

  • Oui, qu’ai-je à mon programme de cet après-dîner ?

  • Je me suis renseigné auprès de votre dame de compagnie, Madame, pensant bien que vous me le demanderiez.

  • Alors ce programme ?!

  • Après le dîner une visite à la nursery est prévue afin de vérifier la bonne santé de Mademoiselle Eleanor, et que Mademoiselle Louise sait bien ses petites leçons de bonnes manières, ensuite vous aurez la visite des dames du voisinages pour la collation, enfin après la visite de ces dames, il est prévu un entretien avec le régisseur du domaine.

  • Bien. Sors moi ma robe de couleur vert de mer, bordée de dentelle, tu coifferas mes cheveux en un chignon, prépare moi ma coiffe ensuite ainsi qu’une ombrelle, les dames voudront sûrement admirer les jardins. Je les recevrai dans le salon d’apparat, fais le préparer. Quant au régisseur préviens Jacques que je le recevrai dans la bibliothèque.

  • Bien, madame, voici votre robe.

  • Aide-moi à la mettre. 

        Jeanne aida sa maîtresse à revêtir la robe que celle-ci avait choisie puis la coiffa comme elle le souhaitait et se rendit transmettre l’ordre de l’épouse du Comte à Mme Dupont, l’intendante de la maison.

        Madeleine dîna seule dans la salle à manger, comme tous les jours depuis, un peu plus de deux mois que les aînés étaient repartis dans leur pensionnat respectif. Ensuite, elle suivit son programme jusqu’au soir. Devant la bonne santé de Eleanor et les efforts de Louise pour appliquer ses leçons de bonnes manières, la mère des six enfants sourit à ses filles et dit sa satisfaction à Catherine et Françoise. Plus tard avec les dames du voisinage, la Comtesse montra les jardins du domaine, si bien entretenus. Enfin, elle examina avec le régisseur les livres de comptes, l’encouragea à continuer de s’occuper aussi bien des terres du Comte, lui assura que celui-ci sera lui montrer sa reconnaissance pour un travail aussi consciencieux. Après avoir remplie toutes ses obligations Madeleine se retira dans son boudoir et demanda qu’on lui y apporta son souper.

       Une fois, celui-ci terminé, elle s’installa à sa table d’écriture pour rédiger une lettre à l’intention de sa sœur cadette Sophie de Barjac, devenue duchesse de Réant, avec laquelle elle était restée en excellents thermes. Elle relata dans cette lettre les derniers événements survenus notamment la gravité des blessures de son époux, et sa peur qu’il en périsse. Elle mentionna également sa lettre aux établissements où étudiaient ses aînés afin d’informer les dirigeants de la nouvelle situation et leur demander d’en informer sa progéniture. Elle lui annonça également sa décision d’obéir à son époux, en retirant Christophe du Collège pour le former à ses futures responsabilités.

 

Madeleine achevait sa missive lorsque on frappa à sa porte : 

  • Entrez !

Le majordome entra.

  • Ah, Jacques. Eh bien que voulez-vous ?

  • Madame, les messagers vous rapportent les réponses.

  • Et bien ? demanda la comtesse en s’impatientant.

  • La mère supérieure du couvant vous fait dire qu’elle informera vos filles de la situation comme vous le désirez, Madame. Quant au directeur du collège, il attendra votre venue en voiture pour demain après-midi, et assure que Monsieur Christophe sera prêt.

  • Vous pouvez disposer. Envoyez moi cette impertinente de Jeanne je vous prie. Celle-là, jamais présente, quand on a besoin d’elle ! se plaignit la maîtresse de maison.

  • Oh, j’allais oublier. Faites parvenir ce pli à ma sœur, Madame la Duchesse Sophie de Barjac de Réant.

  • Bien, Madame.

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 9 août 2014
A 17 h 20 min
Commentaires : 3
 

3 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Eh bien, pauvre Jeanne! Madeleine lui donne beaucoup de directives en même temps! Elle doit avoir une excellente mémoire!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

    •  
      Virginie de Rugès
      Virginie de Rugès écrit:

      Je lui souhaite, lol. J’avoue ne pas y avoir pensé. Mais être domestique sous l’ancien régime ce n’était pas simple ni de tout repos ^^

  2.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    Pauvre Jeanne elle doit être partout et nul part à la fois… Mais bon être domestique ce n’est pas du repos, et en même temps que je lis les chapitres, j’ai les images dans la tête. ça fait tout drôle mais c’est un régal ça prouve que cela est bien raconter

Répondre Virginie de Rugès Annuler la réponse.

 
 

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