Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 03 partie 3/3

   lorsqu’il reconnu, son supérieur le capitaine de la troupe ordonna à ses hommes : 

  • Conduisez le Commandant dans ses quartiers et demandez à un médecin de l’examiner.

  • Bien, mon Capitaine.

 Une fois le commandant, sans connaissance, installé dans ses quartiers, un officier fit entrer le chirurgien. Après l’examen des multiples blessures du blessé, celui-ci rendit son diagnostic : 

  • Je ferais mon possible, pour le soulager, mais au vue de ses nombreuses blessures, je doute fort qu’il ne guérisse jamais, s’il reprend connaissance un jour …

  • Est-ce aussi grave, Docteur ? demande l’officier.

  • Je le crains en effet, voir même qu’il succombe à ses blessures.

  • Merci de votre franchise.

 

       Le Commandant était inconscient. Le Capitaine donna des ordres pour qu’un tiers de ses soldats traqua la bête, qu’un autre veilla à la sécurité des habitants et des commerçants de la ville. Le dernier tiers resterait sur place, divisé en deux groupes, l’un volontaire pour assister le chirurgien auprès du Commandant, l’autre groupe pour assurer la sécurité du camp. De longs jours passèrent ainsi sans que le Comte ne reprenne connaissance et que la bête ne se montra.

         Lors de la visite quotidienne du médecin, le patient, après deux semaines d’inconscience, s’éveilla. Le praticien l’informa de son état. Suite à cette annonce, le Commandant remercia le chirurgien de son honnêteté et le pria de ne point avertir sa famille. Il s’en chargerait lui-même. Il savait bien que sinon sa femme, en bonne épouse se précipiterait à son chevet. Il désirait par-dessus tout éviter cela. Madeleine serait une gêne pour lui et une distraction pour ses hommes.

       Une fois le médecin partit, Jean demanda à son valet et aide de camp de quoi écrire. Lorsque celui-ci revint apporter le nécessaire à écriture à son maître, ce dernier lui dicta deux lettres. La première était destinée à son épouse et il adressait la seconde à son ami et compagnon militaire, le Marquis de Mantoue, Commandant de l’Infanterie royale. 

      Il évoquait dans sa première lettre la gravité de ses blessures et le verdict pessimiste du chirurgien. De plus, il interdisait à la Comtesse de se rendre auprès de lui sous aucun prétexte. Il lui recommandait de plutôt veiller à l’instruction et à la préparation de son héritier, face aux devoirs qui lui encombraient en tant que nouveau Comte. Puisque selon lui, il était probable que Christophe accéda au titre et aux charges qui vont de pair, bien plus vite qu’il n’était pensable, peu de temps encore.

Dans sa seconde missive, il chargeait le Marquis de Mantoue, de prévenir la Comtesse si il succombait à ses blessures. Mais aussi de conseiller et aider le jeune Comte dans sa charge. Monsieur De Savigny signa en bas de chaque pli et y apposa son sceau avant de les remettre à son aide de camp :

  • Transmettez celle-ci à un courrier afin qu’elle parvienne rapidement à mon épouse au Domaine de Savigny.

  • Quand à celle-là vous la remettrez au Commandant de Mantoue, il dirige l’Infanterie Royale.

  • Bien Mon Commandant, il en sera fait selon vos ordres.

  • Ce n’est pas tout, convoquez les officiers sous mes ordres, je désire leurs parler.

 

              L’aide de camps exécuta les ordres et informa les officiers de la cavalerie que le Commandant les attendait… Une fois ceux-ci auprès de ce dernier, l’officier commença son discours : 

  • Messieurs, le chirurgien me quitte à l’instant. Comme vous le savez certainement, mon état se révèle très grave, il craint que je ne guérisse jamais, voir que je succombe des suites de mes blessures. En conséquent, je confie au capitaine de Montsalvy le soin de vous diriger sur la conduite à tenir, concernant les affaires pour lesquelles nous sommes ici. Comme il l’a fait jusqu’à présent. Tant que je le pourrai, je lui remettrai mes ordres et il me rendra compte de notre avancée. Si je me retrouve dans l’incapacité de recevoir son rapport je l’autorise à prendre les décisions qu’il juge nécessaires.

  • Montsalvy, garder l’organisation que vous avez mise en place, lors de mon inconscience, afin d’identifier et de tuer cette bête qui terrorise la populace et me vaut cet état, ainsi que d’assurer la sécurité des villageois, mais aussi de veiller à ce qu’aucune émeute éclate. Je vous accorde toute ma confiance.

  • Bien, mon Commandant.

  • Maintenant, soldats, rompez !

 

            Après avoir salué leur Commandant, les soldats sortirent de la pièce et laissèrent Jean à sa solitude.  Une fois seul Jean, songea avec regret qu’il ne serait sûrement plus jamais le Comte et le Commandant respecté aussi bien par ses vassaux que par ses hommes, mais également par ses parents, ses amis et même ses ennemis. En effet, tous reconnaissait que malgré sa sévérité et son caractère autoritaire, Monsieur De Savigny était un homme honnête, loyal et courageux. Il était surtout fier de la chance qu’il avait d’être de famille noble et tenait qu’en conséquent toute sa Maison s’en montre digne. Ce gentilhomme savait se montrer doux et patient lorsqu’il le fallait, malgré son exigence envers son entourage. Tout le monde le respectait et craignait sa fureur, si qui que ce soit, lui manquait de respect ou contredisait ses ordres sans aucune raison valable. Fort attaché au sens de l’honneur et au service de son Roi, gare à quiconque qui faillirait à ses deux principe en sa présence. Cela le faisait entrer dans une terrible rage.

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 8 août 2014
A 13 h 34 min
Commentaires : 4
 

4 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Belle histoire!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Virginie de Rugès
    Virginie de Rugès écrit:

    Merci mais elle n’est pas fini. Encore plusieurs chapitre suivront.

  3.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Tant mieux, j’aime beaucoup les personnages!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  4.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    Le pauvre commandant, j’espère qu’il va vivre encore longtemps au fil des chapitres

Répondre Sabeha Annuler la réponse.

 
 

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