Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 03 partie 2/3

       Pendant qu’il galopait pour rejoindre les militaires placés sous ses ordres, le commandant se demandait à lui-même quel type de bête pouvait bien terroriser les habitants de la ville, et à quels types de troubles il aurait à remédier.

       

     Après une nuit de repos au campement il passa ses hommes en revue. Une fois celle-ci terminée, il ordonna le départ. Le commandant et sa troupe se mirent en route pour la ville de Marseille.  Le voyage, qui s’acheva un matin peu après la fin de la première semaine de septembre, se déroula sans encombre. Une fois arrivés dans la ville, où le lieutenant général les accueillit, les militaires prirent possession de leurs quartiers. Une fois installé, le commandant rencontra le lieutenant général de la ville afin de connaître la nature exacte des troubles et un supplément d’information sur l’animal qui effrayait tant la populace. Le responsable de la ville lui expliqua que tout cela était lié: 

    • En effet, de petits malins profitent du fait que la populace est terrorisée  par ce monstre pour piller maisons et commerces. D’autres en tirent parti ensuite pour haranguer la foule contre les représentants de la royauté. Ils leur disent que nous ne les protégeons pas, que nous laissons cette chose tuer les leurs et qu’en plus nous n’assurons pas leur sécurité vu que leurs maisons et commerces sont visités.

    • Je vois, réponds Jean, si cela ne vous gêne point, Lieutenant, j’aimerais mener ma propre enquête, afin de pouvoir constater ces faits par moi-même. Une fois que j’aurais identifié le problème, je pourrais trouver le moyen d’y remédier.

    • Je vous en prie, mon Commandant, vous avez toute ma confiance au sujet de ces affaires. 

        Ainsi s’acheva l’entretien, le comte sortit du bâtiment dans lequel eut lieu sa conversation avec le lieutenant général. Il décida d’aller visiter la ville,  monté sur son destrier.  Il parcourut sans rencontrer le moindre problème les quartiers nobles et bourgeois de la ville. Mais à peine arriva-t-il dans les quartiers, où vivaient les miséreux, qu’il assista à une scène horrible.

             À quelques pas de lui, une bête féroce attaquait un pauvre berger. Le comte n’écoutant que son courage dit à son écuyer : 

    • Va chercher mes hommes dans leurs quartiers et ramène les ici, j’aurais sûrement besoin de renforts si c’est là la bête qui effraye tant les habitants de la ville.

    • Je vais de ce pas, chercher des renforts seigneur, mais vous, qu’allez-vous faire ?

    • Mais me porter au secours de ce pauvre homme, voyons, je ne vais laisser cet homme se faire déchiqueter sous mes yeux sans réagir !

         Une fois l’écuyer partit, Jean sauta de son cheval et sortit son épée du fourreau. Lorsqu’il arriva à la hauteur des deux combattants, le commandant découvrit bien trop malheureusement le corps sans vie du vieillard.

         Il vit qu’il ne pouvait plus rien pour le malheureux. Alors il songea plus à la sécurité des infortunés gens de ce quartier qu’à la sienne, et se mit à tourner autour de l’animal dans le but de trouver un endroit où le blesser sans se faire remarquer de celui-ci. Au moment, où le militaire allait frapper, la bête qui, sûrement, sentit sa présence, se jeta sur lui. Un terrible combat se livra alors sous les yeux des personnes présentes, pour qui sans le moindre doute le féroce animal l’emporterait sur ce brave officier, d’ailleurs bien le seul jusqu’à présent à avoir risqué sa vie pour tenter de les protéger, eux les pauvres de la ville. La plupart, effrayés par ce monstre, responsable de  tant de cruelles pertes parmi  de nombreuses familles des alentours, rentrèrent chez eux. Ils craignaient qu’une fois sa victime tuée, le monstre les attaqua à leur tour.

 

Heureusement pour le valeureux commandant, quelques jeunes hommes alertèrent et informèrent de la situation, la troupe de soldat qui venait en renfort. Ceux-ci se rendirent  immédiatement sur le lieu du combat. Grâce à leur supériorité numérique ils réussirent à faire fuir la bête, mais ne parvinrent qu’à la blesser légèrement, avant qu’elle ne tue sa victime. 

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 8 août 2014
A 13 h 35 min
Commentaires : 3
 

3 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Oh, il est mort?

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Virginie de Rugès
    Virginie de Rugès écrit:

    Non mais grièvement blessé. Je vous invite à lire la suite.

  3.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    Un combat sans merci entre l’animal et l’homme…

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