Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 02 partie 2/3

Ce soir-là, toute la famille se réunissait à la salle à manger, même Louise, exceptionnellement autorisé à manger avec les adultes. Madeleine annonça que feu la comtesse Marie, serait enterrée le lendemain. En conséquent, leur père et elle souhaitaient, qu’ils soient tous à leurs côtés pour rendre un dernier hommage à la disparue. Virginie et Marie furent chargées d’enseigner à leurs sœurs comment se tenir et se comporter pendant les obsèques. Le dîner se déroula dans le calme habituel même Louise se tint bien, à la grande surprise de Virginie, qui connaissait le tempérament remuant de sa benjamine.

 

Lors de l’enterrement, les parents de la défunte et les voisins se réunirent dans la chapelle du domaine familial. Assis sur les bancs du premier rang se tenait d’un côté Christophe et son père tous deux vêtus de noirs, de l’autre, la Comtesse et ses filles. Madeleine et Virginie portaient une robe de satin noire. Un voile noir recouvrait la chevelure blonde de Virginie. Madeleine, elle, portait le voile de deuil traditionnel, en crêpe. Marie et Sophie, étaient revêtues d’une robe de soie noire, alors que Louise, elle, portait une robe de mousseline noire. Toutes trois portaient un bonnet noir. Virginie, à l’opposé de sa mère, tenait Eleanor, enveloppée de langes, dans ses bras. Sophie et Louise, étant assises entre Marie, à côté de sa mère, et Virginie. Madeleine savait qu’ainsi, elles se tiendraient bien et pouvait donc, veiller au bon déroulement de la cérémonie.

 

Les funérailles terminée, un repas eut lieu, afin de remercier les témoins. Virginie ramena Eleanor et Louise à la nursery, où elle les laissa à la garde de Catherine. Puis retourna remplir son rôle de fille de maison auprès de sa mère.

 

Cette journée fut triste pour tous ceux présents. En effet, feu la comtesse douairière, malgré son caractère revêche, était fort apprécié par ses proches et de quiconque la connaissait. Une fois les invités partis, Madeleine demanda à Virginie d’emmener Sophie et Marie endormies dans un coin de la pièce, dans leurs appartements puis de les laisser aux soins de leur femme de chambre. Une fois assurée du sommeil de ses sœurs, Virginie rejoignit sa mère au salon de musique, comme cette dernière l’en avait prié.

 

Virginie exécuta une révérence parfaite devant sa mère. Une fois que celle-ci l’autorisa à se relever, elle demanda : 

  • « Vous vouliez me voir, Mère ?

  • Oui, venez-vous asseoir près de moi, j’ai à vous parler.

 

Virginie s’assit près de sa mère et se tourna vers elle pour s’enquérir de ce qu’elle désirait. 

  • Prenez votre tapisserie, ne restez pas les mains vides, une dame a toujours un ouvrage entre les mains. Je tiens à vous entretenir de votre comportement d’aujourd’hui.

  • Aurais-je commis une erreur, me serais-je mal conduite ?

  • Non, aucunement ma fille, je désire vous féliciter, votre comportement a été exemplaire, vous m’avez grandement secondé. Je vois que les leçons que vous recevez commencent, enfin, à porter leurs fruits.

  • Merci, Mère. répondit Virginie. elle rougit et baissa les yeux sur sa broderie.

  • Votre père, comme vous l’avez sans doute remarqué est très froid depuis qu’il est rentré, cela est dû au chagrin causé par la perte de sa mère. Il a besoin de solitude pour s’en remettre. je vous demande donc de veiller à ce qu’aucune de vos sœurs ne vienne le déranger tant que vous n’êtes pas retourné au couvent. Votre père restera quelques temps parmi nous, jusqu’à ce qu’il reçoive un nouvel ordre de mission. Ce qui peut arriver n’importe quand, vous le savez aussi bien que moi, maintenant qu’il est Commandent de la cavalerie du Roi.

  • Bien, Mère je veillerai au respect de vos consignes jusqu’à mon départ.

  • Vous pouvez disposer, et aller vous reposer. Vous l’avez amplement mérité. »

     Virginie salua sa mère d’une révérence et se retira dans sa chambre.

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 7 août 2014
A 22 h 34 min
Commentaires : 3
 

3 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    C’est amusant: les enfants ressemblent chacun à un membre de leur famille de façon frappante. Virginie à sa mère, Louise à Virginie…

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    Si jeune est déjà le mot couvent qui règne. En effet Jaclyn chaque enfant tiens des traits plus ou moins ressemblant avec l’aîné(e) ou avec leur mère

Répondre Virginie de Rugès Annuler la réponse.

 
 

Fictionmania |
Le Souffle |
Plumenouvelle |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Une phrase, voire plus..
| book's house
| La bibliothèque de Sophie