Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 17 partie 2/4

Savigny-en-Revermont,

le 04 février 1701

     Ma chère Tante,

     Je vous remercie de vous soucier ainsi de nous tous. Mère se trouve aux anges. Ces fiançailles à préparer lui apporte une merveilleuse distraction. Cela lui permet de ne point souffrir du départ de Christophe. Mr le comte quitta notre demeure le 30 janvier pour accomplir son devoir et rejoindre ses troupes. Avant son départ, il me laissa entendre que nos desseins matrimoniaux le réjouissait au plus au point. Il y voit une manière de prouver qu’il a changé et d’accomplir dignement son rôle de comte.

     Quand à moi, je m’habitue à mes nouvelles responsabilités. Une routine rythme désormais mes journées. Ainsi je puis mieux m’organiser et conserver du temps pour tous. Je dois reconnaître que les premiers temps me parurent bien difficiles, surtout à cause de la solitude. Au couvent, mes sœurs et des compagnes de mon âge partageaient mes journées. Ici, je gère seule toute la maisonnée. Veiller à l’éducation de Louise et Eleanor m’offre des distractions bienvenues, tout comme la présence de Tante Marguerite et Marie-Mina. Louise progresse chaque jour un peu plus. D’ici deux ou trois ans elle intégrera le pensionnat. Eleanor grandit bien, bientôt elle s’exprimera de manière compréhensible pour tous.

    Comment vous portez-vous, mon oncle, vous, mes cousins et cousines ? J’imagine que vous profitez de ce séjour campagnard pour prendre quelque repos, mérité, avant de regagner la cour.

      Je me réjouis de votre idée de bal. Nous pourrions l’organiser dés Mai, lorsque Christophe obtiendra une promotion. Nous ne porterons plus alors, sauf Mère, le grand deuil. Je vous aiderai volontiers à recevoir vos invités même si comme vous le disiez si justement je ne pourrai participer aux danses. Mère regrette de ne pouvoir paraître en public et vous accompagner, du fait de son grand deuil.

      Mère se montre assidue dans sa correspondance, bien décidée à se renseigner auprès de chacune de ses connaissances au sujets des jeunes filles à marier. Elle en profite évidemment pour faire savoir que le jeune comte de Savigny recherche sa future comtesse. Elle espère ainsi que la nouvelle se propagera par le bouche à oreille. En unissant nos efforts aux vôtres, nous trouverons sans aucun doute la prétendante idéale.

      Je me dois de vous laisser, le temps consacré à ma correspondance s’achève.

      Veuillez recevoir tout mon respect, ma gratitude et mon affection.

Votre dévouée nièce,

Virginie de Savigny-en-Revermont

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 4 octobre 2019
A 18 h 01 min
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