Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 15 partie 2/3

        Une fois seule, Virginie s’autorisa à quelque peu se laisser aller. Elle ne savait quel sentiment l’emportait de la honte, de la colère ou de la tristesse. Elle s’assurera de la véracité des propos d’Hector, bien que celui-ci n’ait aucune raison de lui mentir. Le teint cireux et fatigué de son jumeau lors des événements mentionnés par le domestique lui revenait très bien, tout comme la réflexion de Tante Sophie à propos du comportement de Christophe, et les ragots rapportés par Rose à l’époque. Si il était vraiment endetté, cela expliquait l’empressement du nouveau comte à réduire les dépenses. Un entretien avec le régisseur et la vérification des comptes de la Maison s’imposait. 

 

       Le clocher sonnait 19h à l’arrivée de Christophe et ses hommes. Aussitôt le Maître d’hôtel parût à la porte.

        »Bonsoir Monsieur le Comte. Soyez les bienvenus vos invités et vous. Les palefreniers vont venir prendre soin des bêtes. Si vous voulez bien me suivre, les dames vous attendent au salon.

       - Merci Monsieur Dumont nous vous suivons. »

       Le comte et ses hommes emboîtèrent le pas au majordome. Comme le maître des lieux l’espérait, sa mère, sa tante et sa sœur les attendaient élégamment vêtues. Hector les avait certainement informées de la condition des invités. En effet bien qu’élégantes leurs toilettes restaient simples et ne montraient aucune ostentation. Il penserait à remercier son valet pour cette attention.

       Selon Christophe, le dîner se passa le mieux du monde. Bien sûr il nota une légère gène chez les membres de sa troupe appartenant à une plus basse conditions. D’ailleurs il ne comprenait pas pourquoi. Ne devraient ils pas plutôt se montrer flatté et reconnaissant de cet distinction … Mais tout cela lui importait peu. Par leur maintient et leurs attentions pour chacun, les femmes de la Maison démontrèrent à tous l’importance du comte de Savigny et l’honorait.

       Le départ de ses hommes lui permettait de pouvoir enfin faire tout ce qu’il désirait, plus besoin de surveiller son comportement afin d’inspirer respect et confiance à ses soldats. Il pénétra dans le grand salon. Sa sœur, Virginie, s’y trouvait et semblait agitée.

 

         «  Tout va bien Virginie ?

         - Oui. Enfin non. Je dois te parler.

         - Je t’écoute.

         - L’hiver est rude, sans doute l’as tu remarqué. Certains de nos gens se retrouvent dans un grand dénuement. J’aimerai que tu m’accompagne au village.

         - Soit, je t’accompagnerai mais que diable veux tu que j’y fasse ?

         - Christophe, tu es le Comte. Ton devoir implique également de prendre soin de ceux vivant sur nos terres.

         - Tu veux que je dépense mon argent pour améliorer la vie des pauvres ? Juste parce que ceux ci vivent sur mes terres ? Aurais tu perdu l’esprit ?

         - Te voilà bien égoïste ! Si tu ne daignes pas le faire par bonté, songe à ta réputation. Nombre de nos villageois ont de la famille dans les rangs de l’armée, certains se retrouveront peut être même au front et parlerons de toi. Veux tu que l’on te décrive comme un comte égoïste, ne pensant qu’à lui ou comme un homme prenant à cœur ses devoirs et veillant sur ses gens ?

         - Tu marques un point sœurette. soupira le jeune homme. Puisque tu es déjà en tenue de cavalière, allons y de suite. Nous verrons sur place comment aider ces pauvres hères sans trop dépenser.

         - Je te remercie. » 

Virginie avait bousculé son emploie du temps charger pour parler à son frère. Elle comptait sur cette visite au village pour aborder également un tout autre sujet. Elle n’oubliait point les allégations d’Hector.

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 14 avril 2018
A 18 h 03 min
Commentaires : 0
 

Répondre

 
 

Fictionmania |
Le Souffle |
Plumenouvelle |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Une phrase, voire plus..
| book's house
| La bibliothèque de Sophie