Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 14 partie 4/4

       La route avait été longue, toutefois moins désagréable que celle pour rejoindre le régiment. Oh bien sûr, rentrer en permission avec quelques un de ses hommes signifiait bien se comporter, ne pas s’adonner aux jeux d’argents ou succomber aux charmes de quelque jolie inconnue, en plus de payer et trouver gîte et couvert pour tous. Mais ces efforts et dépenses lui permettaient de prouver qu’il avait changé afin de gagner la confiance de ses compagnons. Depuis leur départ de Marseille, 19 jours plus tôt, ils vivaient au rythme de la nature. Ils partaient peu après le lever du soleil et s’arrêtaient à son coucher. Parfois ils poursuivaient jusqu’au village le plus proche, jamais très loin. Les soldats du roi recevaient toujours bon accueil. Christophe n’avait qu’un regret. Il rentrait sans avoir pu venger son père. Cette bête courrait toujours. Il espérait que nul n’aborde le sujet pendant son séjour auprès des siens. Pas un seul instant il ne songea à ses sœurs ou à sa mère. Non, il était le Comte et lui seul comptait.

       Enfin ils approchaient de chez lui. Pour ce soir il offrait en sa demeure le gîte et le couvert à ses hommes avant qu’ils ne repartent sur la route le lendemain matin pour retrouver leur logis respectif. Dés leur départ, Christophe reprendrais « ses affaires » là où il les avait laissées.

      Il attendait avec impatience de faire les honneurs de sa propriété à ses hommes. Déjà il voyait l’admiration dans leurs yeux lorsqu’ils découvriraient les lieux. Bien sûr la beauté des femmes de la famille les subjugueront.Ces pauvres bougres ne devaient pas souvent côtoyer de belles et nobles dames ou demoiselles. D’après Mantoue sa sœur se trouvait au domaine pour parfaire son éducation et apprendre à gérer une Maison auprès de sa mère et sa tante.

       Quant à l’accueil de ces dernières, aucun doute possible. Comme à l’accoutumée elles se montreront charmantes et hospitalières. Un instant il songea que sa mère n’apprécierait peut être pas de souper en compagnie de soldats mais après tout, il pouvait inviter qui il souhaitait. Il était le maître. Il se dit que cette situation amuserait sans doute sa jumelle qui la vivrait comme une aventure. Virginie se plaisait à transgresser les règles depuis leur plus tendre enfance.

 

      Ils firent une halte dans une auberge non loin du domaine. Les chevaux avaient besoin d’une pause et les hommes, eux, ne pouvaient négliger un brin de toilette. On ne se présentait pas couvert de crasse et puant le cheval chez un comte, encore moins en présence de dames.

       Christophe envoya Hector prévenir de leur arrivée ainsi que du nombre d’hommes présents et s’assurer que tout soit prêt pour les accueillir. Chaque homme devait pouvoir disposer d’un lit pour la nuit quitte à être loger dans les communs.

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Par Virginie de Rugès
Le 6 octobre 2017
A 8 h 03 min
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