Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 14 partie 3/4

      Une dizaine de jours plus tard Virginie ouvrait une lettre, au sceau inconnu, destinée à sa mère. Elle la parcouru brièvement puis se rendit auprès de la malade.

      « Bonjour Mère, bonjour ma Tante.

      – Bonjour Virginie vous venez habituellement plus tôt. J’espère que rien de grave ne vous retenait.

       - N’ayez crainte ma Tante. Seulement du courrier en retard. Je voulais le terminer avant de vous rendre visite aujourd’hui. la rassura Virginie. Mère je vous apporte de bonnes nouvelles. dit-elle gaiement en se tournant vers la convalescente. Le Marquis de Mantoue vous adresse une lettre. Christophe se porte bien, il semble prendre très à cœur sa mission. D’après Monsieur le Marquis, votre fils se trouve actuellement en route pour le domaine et nous rejoindra à la fin de la semaine. Nous le garderons deux semaines parmi nous. »

Madeleine se redressa légèrement et un beau sourire apparut même sur son visage.

       « Nous vous remercions pour ces joyeuses nouvelles mon enfant. Voyez comme votre mère semble déjà mieux.

      – Oui ma Tante. Vous aviez raison lorsque vous affirmiez que sa santé s’améliorait dés que nous aurions des nouvelles de Christophe. »

 

        Madeleine se sentait revivre. Non seulement son fidèle ami lui donnait des nouvelles de son cher fils mais en plus il lui donnait la joie de savoir son enfant bientôt auprès d’elle en permission. Bien entendu Virginie, tout comme ses sœurs, faisait une charmante enfant. Elle prenait sa relève avec réussite et deviendrait une excellente épouse. Mais ce n’était qu’une fille. On ne pouvait reprocher à une mère de préférer son fils unique, l’héritier de son mari. La comtesse se redressa complètement et s’assit dans le lit avant de prendre la parole :

         « Ma fille, je vous remercie de cette merveilleuse nouvelle. Ainsi que vous le constatez elle fonctionne autant que les meilleurs remèdes. Toutefois je n’ai point encore la force de retourner à la gestion de notre Maison. Je vous prie donc de continuer de la superviser. Je pense garder la chambre jusqu’au retour de Mr le compte. Nous ne verrons donc point aux repas avant son arrivée.

       - Très bien Mère. Puis je vous être d’une quelconque utilité ?

       - Non. Assurez vous juste que tout soit prêt pour l’accueillir. Ne me décevez pas.

       -  Oui Mère. »

 

 

      Virginie avait fort à faire. La fin de la semaine approchait à grand pas. Le comte serait bientôt là. L’intendante de la maison l’attendait dans son bureau. 

      « Gertrude, Monsieur le Comte nous accorde l’honneur de sa présence dés la fin de la semaine. Veillez à ce que ses appartements soient prêts. Voici une liste de ses plats préférés destinée à la cuisinière. Qu’elle s’en inspire pour dimanche midi. Christophe appréciera sûrement un repas solide et copieux à son arrivée samedi soir.

      – Bien Mademoiselle.

      – Autre chose. Mme la Comtesse commence à se porter mieux. Dès l’arrivée de Monsieur le Comte, elle souhaite manger avec tous les membres de la Maison comme avant sa maladie. Évidemment elle n’apprécierait pas de voir son fils au courant de ce que nous appellerons une faiblesse passagère. Elle souhaite garder ses force pour Mr le Comte et continuer à prendre ses repas dans sa chambre jusqu’à l’arrivée de celui-ci. Madame se repose sur moi quant à la gestion de la Maison.

      – C’est noté Mademoiselle. Tout sera prêt à temps.

      – Je vous remercie, Gertrude. »

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 6 octobre 2017
A 8 h 02 min
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