Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 13 partie 4/4

  La tante et les deux nièces se rendirent à la nursery où la jeune fille et la tante laissèrent les deux enfants faire connaissance. Elles sortirent pour aller dans le petit salon de Virginie qui lui servait désormais de bureau.

    – Ma Tante désormais que je dirige la maison je me rends compte que j’ai besoin d’une femme de chambre à mon service exclusif. Rose ne peut s’occuper et de moi et de vous deux. La logique voudrait que je recrute quelqu’un pour mon service. Mais j’ai besoin de quelqu’un en qui je peux avoir totalement confiance. Je vous propose donc de me céder les services de Rose et de recruter une nouvelle femme de chambre et une bonne pour votre service et celui de Mina.

    – Je vous comprend et n’ai qu’une seule objection Mina n’a pas besoin d’une bonne pour elle seule. J’engagerai une femme de chambre qui nous servira toutes deux. J’y avais déjà songé. Rose forme actuellement une jeune fille pour la remplacer à mon service.

    - Voilà qui est parfait. Comme toujours vous pensez à tout. Je comprends pourquoi vous êtes indispensable à Mère. Dites moi où loge Mina ?

    – Avec moi. Dans mes appartements.

     - Que diriez vous qu’elle occupe une chambre dans la nursery le temps qu’elle acquière de parfaites manières ? Ensuite nous pourrions lui aménager des appartements près de ceux de Sophie ou des vôtres. Qu’en pensez vous ?

    – Je vous remercie de vos attentions envers ma nièce, mais vous semblez oublier que si son rang est égal au votre et à celui de vos sœurs, sa condition ne l’est pas. Ses parents ne lui ont laissée ni bien ni fortune. Certes pour le moment cela n’a aucune importance mais lorsque Sophie fera son entrée dans le monde cela fera jaser. Cela pourrait jouer à leur défaveur à toutes deux. Mina est une parente pauvre, tout comme moi. Vos parents tout comme votre frère et vous avez la bonté de l’oublier mais il n’en est pas de même de la société.

    – Que proposez vous alors ?

    – Installez Mina dans la nursery pour un premier temps, qu’elle reçoivent l’enseignement d’une demoiselle de qualité mais qu’elle soit préparée à être demoiselle de compagnie ou l’épouse d’un noble désargenté. Je ne veux pas qu’elle s’imagine avoir le même avenir que vos sœurs. Une fois qu’elle sera prête nous lui aménagerons une chambre dans mes appartements.

    – Je respecte votre décision. Elle recevra la même éducation que mes sœurs mais plus accentuée sur la gestion d’une maison et les devoirs d’épouse d’un noble désargenté. Cela vous convient il ?   

    – Parfait.

    – Dans ce cas j’en informerai Madame de Placide et Madame Dupont pour qu’elles prennent toutes les dispositions nécessaire. La nouvelle vie de Mina commencera dès demain avec les leçons et son emménagement à la nursery. Françoise vous la ramènera cet après midi pendant la sieste de Louise. Je vous invite à nous accompagner en promenade cet après midi. Vous lui expliquerai ensuite ce qui l’attend.

    – Très bien. Je m’en vais retrouver votre mère. Je vous laisse à votre courrier ma nièce je sais que vous avez fort à faire.

 

Sur ces mots Marguerite sortit. Virginie pénétra dans son boudoir et consulta le courrier. En raison de la période de deuil dans laquelle sa mère se trouvait, elle déclina beaucoup d’invitations destinées à la comtesse.  Une fois cette corvée achevée elle entreprit de répondre à sa tante Sophie afin de la remercier de ses conseils et de la rassurer.

 

« Savigny-en-Revermont, le 28 décembre 1700

 

 

Ma Tante,

 

J’espère que cette lettre vous trouvera mon oncle et vous en bonne santé.

 

Je tiens à vous remercier de vos excellents conseils. Grâce à vous les rumeurs au sein du personnel de la Maison ont cessé. Il me sembla même déceler chez eux du contentement et de l’approbation. Heureusement que Tante Marguerite se trouve à mes côtés. Son aide est précieuse.

 

Je tenais également à vous rassurer quant à l’éducation de mes sœurs. Marie et Sophie ont regagné leur couvent où elles continuent à recevoir, comme vous le savez, une excellente éducation digne de leur rang.

 

Quand à Louise elle dépendait de sa bonne jusqu’à aujourd’hui. Celle ci lui inculquait les premiers rudiments des bonnes manières et la piété. Dés demain notre gouvernante se chargera de son éducation ainsi que de celle de Marie-Mina.

 

Votre sollicitude envers cette enfant me touche. En aucun cas nous la considérons comme un fardeau. Bien au contraire elle nous apporte à tous une bouffée de fraîcheur et d’innocence. Elle deviendra certainement une excellente compagne pour Louise et Sophie.

 

Vous me questionnez à propos de Christophe. Nous sommes toujours sans nouvelles. Je suppose que ces fonctions militaire ne lui laissent guère le temps de nous écrire.

 

Le dîner va être servi je me dois de vous laisser.

 

Soyez assurée de mon affection et de tout mon respect.

 

Votre nièce :

 

Virginie de Savigny »

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 9 juillet 2017
A 23 h 03 min
Commentaires : 2
 

2 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    C’est vrai que Marie Mina n’a pas la même condition que les soeurs de Virginie. Je me demande si elle deviendra amie avec Louise. En tout cas, j’adore cette histoire!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

    •  
      Virginie de Rugès
      Virginie de Rugès écrit:

      Merci de vos commentaire à chaque passage :-) . L’histoire se poursuit avec le chapitre et très bientôt le chapitre 15. Bonne lecture !

Répondre Virginie de Rugès Annuler la réponse.

 
 

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