Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 11 partie 3/4

     En début d’après-dîner Madeleine se préparait à partir en promenade accompagnée de sa sœur, Marguerite, Sophie et Louise. Pour l’occasion les habitantes des lieux avaient revêtues une des robes de promenade offerte par la duchesse. Celle ci les complimenta fort sur leur allure. Le maître d’hôtel vint les interrompre dans leur préparatifs :

    • Madame la comtesse, un fiacre de misérable apparence arrive. Que dois je faire ?

    • Et bien, mon cher Jacques, allez donc voir de quoi il en retourne. Voilà bien la première fois que je vous vois hésitant dans votre office …

    • Bien Madame. J’y vais de suite. Que madame me pardonne.

    • Je ne vous en veux nullement mon brave.

       

     Le majordome revint peu après.

    • Le conducteur demande à parler à Mme de Besnac.

    • Fort bien, je m’y rends de suite mon bon. Il doit sûrement s’agir de la jeune orpheline que l’on me confie.

       

     Sur ces mots, elle se rendit auprès du cocher.

    • On me dit que vous désiriez me voir. Que puis-je pour vous mon brave ?

    • C’est vous la dame de Besnac ? Vous m’devez la course. La d’moiselle est à l’intérieur.

    • Voilà pour votre peine. lui dit-elle. Cette bourse est elle assez remplie ?

    • Pour sur dame ! C’fut un plaisir !

    • Passez donc à l’office avant de repartir on vous donnera à boire et à manger.

    • Merci m’dame. M’dame est trop bonne.

    • Allez … Ce n’est rien.

       

     Une fois le conducteur partit Marguerite ouvrit la porte du véhicule. Il lui donnait l’impression de pouvoir céder à tout moment. Elle découvrit à l’intérieur une fillette pâle, le teint pareil à de la porcelaine. De grands yeux bleu la fixait. L’enfant la regardait avec un mélange d’inquiétude et de curiosité. Elle ne portait qu’une méchante robe noire visiblement trop petite pour elle. À la vue de cette si jolie enfant dans un tel dénouement, la veuve sentit son cœur se serrer. Elle lui adressa la parole de sa voix la plus douce :

    • Bonjour mon enfant. Vous devez être Mademoiselle de Rouville. La fille de feu le Comte de Rouville, n’est ce pas ?

    • Oui madame. Je me nomme Marie-Mina de Rouville.

    • Je suis enchantée de connaître votre prénom chère enfant. Je suis votre tante, Marguerite de Besnac. Votre père était mon frère.

    • Bonjour ma tante.

    • Descendez donc de cette vilaine voiture, qui menace de s’écrouler. N’avez vous point fait trop mauvais voyage ?

    • J’ai connu pire, répondit la petite après être descendue de véhicule.

    • Nous allions partir en promenade souhaitez vous joindre à nous ? Ainsi je pourrais vous présentez votre nouvelle demeure et ses habitants. À moins que vous préfériez vous retirer et être au calme pour que nous apprenions à nous connaître seule à seule ?

    • Le voyage fut long, j’aimerai assez me dégourdir les jambes.

    • Voilà qui est décidé. Avez vous des bagages ?

    • Non, je n’ai rien madame.

    • Nous remédierons à cela, ne vous inquiétez pas. Désormais vous ne manquerez de rien. Allons, venez ma chère, prenez ma main et partons rejoindre les autres.

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 13 juin 2015
A 11 h 30 min
Commentaires : 2
 

2 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Marguerite prend la petite sous son aile…C’est très gentil de sa part!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    À enfin voilà la jeune orpheline que marguerite va prendre sous son aile

Répondre Sabeha Annuler la réponse.

 
 

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