Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 10 partie 3/4

     La comtesse et sa dame de compagnie mettaient à profit cette période de deuil, où tous étaient présent, pour enseigner à Virginie et Marie les devoirs d’une maîtresse de Maison. Toutes deux se montraient très attentives, même si l’aînée eut cent fois préférée se trouver ailleurs. Mais elle n’ignorait pas que lorsque sa mère et son frère décideraient de la marier, son époux exigerait d’elle qu’elle tienne sa Maison parfaitement. Elle ne pouvait donc point négliger cet apprentissage bien plus concret que celui du couvent sur ce sujet. Marie, quand à elle prenait plaisir à cette initiation, comme pour tout ce qui ferait d’elle, comme sa grand mère, une parfaite dame du monde.

 

    L’arrivée de sa sœur apportait à Madeleine une bouffée d’air bienvenue pour la distraire de son chagrin et de son angoisse concernant son fils. Elle craignait que tout le temps que ce pauvre enfant passait à travailler soit pour préparer le domaine à son départ lorsqu’il accepterait la proposition du Roi. Elle tremblait de perdre son fils comme elle avait perdu son mari. Cette seule idée la remplissait d’effroi. Mais pour l’heure elle ne pouvait y songer. Tout devait être parfait pour accueillir son invitée prestigieuse. En effet depuis que Sophie était Duchesse, elle avait ses habitudes à la Cour, et vivait dans le luxe et l’opulence.

 

    Ces dames et demoiselles venaient de terminer l’inspection de la Maison et du domaine lorsque le majordome annonça :

  • Sa Grâce la Duchesse de Réant.

  • Merci mon brave. C’est toujours un plaisir d’être reçu ici. déclara la visiteuse pendant qu’elle confiait ses effets au serviteur.

Tandis que Virginie et Marie saluaient leur tante dans une profonde révérence parfaite, Madeleine et Marguerite allèrent au devant de leur invitée.

  • Sophie, comme je suis heureuse que tu sois là !

  • Moi aussi, chère sœur. Je ne reste que quelques jours. Mon époux est mandé par le Roi. À cette heure il est sûrement à attendre ses ordres. Il ne me permet que quelque jours d’absence. Comprenez, ma place est à ses côtés.

  • Marguerite vous semblez vous porter au mieux.

  • Quand à vous mes nièces, vous embellissez chaque fois un peu plus.

  • Nous nous portant toutes aussi bien que nous le permettent les circonstances. répondit Madeleine au nom de toutes. Mais ne restons pas là. Des rafraîchissements nous attendent dans mon petit salon. Christophe et les petites nous attendent sûrement afin de vous présenter leur respect.

  • Je vous suis avec plaisir. Je goûterai volontiers un peu de repos après cet interminable et effroyable trajet.

  • Je m’en doutais. Votre chambre vous attend. Je gagerai même que votre bonne a déjà rangé vos effets. Ainsi vous pourrez vous rafraîchir avant de paraître à la veillée.

 

    Les cinq femmes pénétrèrent dans le petit salon de la maîtresse des lieux. À leur entrée Sophie et Louise saluèrent leurs tantes et leur mère d’une gracieuse révérence.

 

  • Bonjour mes nièces. Je constate avec ravissement que vous devenez aussi jolies que vos sœurs et malgré votre jeune âge, vous saluez aussi bien qu’elles. les complimenta la visiteuse.

  • Nous vous remercions ma chère Marraine et sommes honorées de votre visite. Nous espérons que votre séjour parmi nous sera aussi agréable que les circonstances l’autorisent. récita la jeune Sophie.

  • En voilà un joli compliment bien tourné. Toutes mes félicitations à votre gouvernante jeune fille. Ma sœur vous pouvez être fière de vos filles.

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 23 avril 2015
A 18 h 57 min
Commentaires : 2
 

2 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Ils sont nombreux, à présent!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    Heureusement les maisons a l’époque était très grande

Répondre jaclyn Annuler la réponse.

 
 

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