Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 10 partie 2/4

 Une fois l’amie de sa mère sortie, Christophe sonna son valet :

  • Monsieur le Comte m’a demandé ?

  • Hector, quelques jeunes gens du voisinage se joindront à moi à partir de ce soir. Ils viennent honorer la mémoire de Père ainsi que me témoigner le respect qu’ils me doivent au vu de mon nouveau titre et de mon grade au sein de l’armée de Sa Majesté le Roi.

  • En d’autre termes, Monsieur le Comte, vous vous apprêtez à faire des bêtises sous prétexte d’honorer la mémoire de Feu votre père. Si je puis me permettre Monsieur Le Comte vous risquez plutôt de déshonorer la mémoire de votre défunt papa en vous conduisant de la sorte.

  • Hector il suffit ! tonna le Comte. Au lieu de me donner un avis dont je n’ai que faire, veille à ce qu’on nous prépare la bibliothèque et des chambres pour mes invités ! Assure toi que nous trouvions de quoi boire et fumer dans la bibliothèque. Ou il t’en cuira !

  • Je vous en prie Monsieur. Renoncez … Vous allez, encore une fois, commettre une bêtise …

  • Je crois que tu t’égares Hector et que tu oublies à qui tu t’adresses désormais. En égard à tes nombreuses années de loyaux et fidèles services, je ferais comme si cette conversation n’exista jamais … Mais que cela ne se reproduise pas … Je veillerais à surveiller mes propos et à limiter mes mises au jeu. Maintenant obéis !

  • Bien, Monsieur le Comte. Je vous aurai prévenu …

  • Hector !

Afin de ne pas endurer plus le courroux de son maître, le valet se rendît exécuter ses ordres. Il se promit toute fois que si le Comte reprenait ses déplorables habitudes de collégien, il essayerait de parler à la seule personne le connaissant presque autant que lui : Mademoiselle Virginie. La sœur jumelle de Monsieur Christophe pourrait peut être faire raison entendre à se dernier.

 

 

Hector, malheureusement, vit ses craintes se confirmer. Lors de ses sorties destinées à inspecter ses terres, le jeune Comte en profitait souvent soit pour revoir quelques jeunes gentilshommes des environs afin de jouer, soit pour jouir de ses succès auprès de la la gente féminine sans considération de condition sociale. Chez lui, le soir venu, il s’enfermait dans la bibliothèque avec chaque fois de nouveaux compagnons de jeu. Il ne ressortait qu’au petit matin après avoir bu et dépensé plus que la veille. Malgré ses importantes pertes et les mises en garde de son fidèle valet, Christophe recommençais encore et toujours.

 

Même les personnes venues honorer le défunt remarquèrent que le jeune noble disparaissait chaque soir et se montrait un peu moins courtois chaque jour. Par respect envers leur hôtesse, lorsqu’elle demandait d’excuser son fils, tous répondaient qu’il était compréhensible que ce dernier se dévouant la journée à ses invités consacra la nuit aux affaires du domaine et ses terres. Mais ils murmuraient entre eux qu’ils leur semblaient que le Comte n’était jamais seul dans la pièce, que ses yeux rouges et sa mauvaise humeur qui chaque jour augmentait ne pouvaient être imputer seulement à la fatigue.

Hector recevait à nouveau les créanciers venus réclamer leur dû, et apaisait à nouveau les maris jaloux ou les pères indignés venu réclamer des comptes et réparation à son maître.

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 23 avril 2015
A 18 h 56 min
Commentaires : 2
 

2 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Il semblerait que Christophe soit sur la mauvaise pente…Heureusement qu’Hector est là!

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

  2.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    Hector toujours près à sortir Christophe du gouffre ou ce dernier s’enfonce

Répondre

 
 

Fictionmania |
Le Souffle |
Plumenouvelle |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Une phrase, voire plus..
| book's house
| La bibliothèque de Sophie