Une vie de famille sous Louis XIV

un récit à base d'Histoire

 

Chapitre 01 partie 2/2

   En ce jour du 8 avril 1687, le comte tournait et virait dans l’antichambre de son épouse. Inquiet et impatient à la fois, il faisait les cents pas. En effet la comtesse se trouvait en plein travail avec la sage-femme venue aider la jeune femme à mettre au monde l’enfant tant attendue depuis  ces presque deux années de mariage. Jean se montrait impatient de connaître le sexe de l’enfant, la suite de sa lignée et la transmission de son nom en dépendait. Il espérait vivement que ce soit un fils à qui il transmettrait son savoir d’officier et qui prendrait sa suite au service du roi. Mais il craignait également pour la vie de son épouse. De nombreuses femmes mouraient en couches.

           La comtesse douairière Marie à ses côtés essaya de le calmer :

«  Voyons mon fils, il ne sert à rien de vous agiter de la sorte, votre femme est solide, et n’est pas la première ni la dernière à mettre un enfant au monde.

  • Mère je vous prierais de vous taire en ce moment où je crains pour la vie de ma femme et de mon héritier, lui intima son fils.
  • Vous êtes ridicule, mon fils, pensez donc à l’image que vous donnez à vos gens ! Ils ne manqueront pas de jaser… lui reproche la vielle dame.

À cet instant la sage-femme apparut :

  • Tout c’est bien passé, déclare-t-elle, la mère et les enfants vont bien.

  • Les enfants ??! Répétèrent d’une seule voie l’heureux père et la grand-mère

  • Oui, votre femme a mis au monde des jumeaux, vous voilà père d’un beau garçon et d’une ravissante petite fille. Il ne vous reste plus qu’à aller quérir la nourrice » conclut l’accoucheuse en retournant auprès de la nouvelle mère.

  

Le comte étant encore sonné par la nouvelle ne réagit pas tout de suite, en voyant ceci sa mère prit les choses en mains, elle sonna un valet et lui ordonna d’aller chercher la nourrice pour nourrir les jumeaux nouveaux nés de Madame la comtesse et de ramener également le curé afin de baptiser les bébés.

 «  Maintenant mon fils il vous faut penser à nommer ces enfants. Avez-vous déjà choisi des prénoms ?

  • Oui, mon fils se nommera Christophe comme Père, quand à la fille Madeleine souhaitera sûrement la nommer Virginie comme sa mère.

  • J’avoue que j’aurais apprécié que ma petite fille porte mon prénom… soupira la vielle comtesse

  • Je vous promets, Mère, que si jamais nous avons une autre fille nous la nommerons Marie, la rassura son fils. Si vous le permettez, Mère, je me rends féliciter mon épouse.

  • Faites, j’irais moi-même plus tard …»

 

      Quelques jours après la naissance du futur comte et de sa sœur, Jean dut rejoindre sa garnison. Il avait eu permission de quitter pour assister à la naissance de ses enfants. Il repartit la joie au cœur et fier d’avoir enfin un héritier et que l’accouchement ce soit bien passé. Il pensa que cela assurait sûrement encore de nombreux enfants sans trop de difficultés. Il ne se trompa pas, en effet plus tard vinrent quatre filles : Marie, le 20 janvier 1690, Sophie, le 7 octobre 1692, Louise le 15 juillet 1696, et Eleanor le 16 mai 1699. Malheureusement la comtesse ne donna point le jour à d’autres garçons malgré ces nombreuses tentatives.

Dans :
Par Virginie de Rugès
Le 6 août 2014
A 17 h 33 min
Commentaires : 4
 

4 Commentaires

  1.  
    jaclyn
    jaclyn écrit:

    Elle a eu six enfants! Quand je pense que beaucoup de femme d’aujourd’hui n’en ont qu’un ou deux…

    Dernière publication sur Pas de nouvelles bonnes nouvelles : Le sac

    •  
      Virginie de Rugès
      Virginie de Rugès écrit:

      Et oui, merci de votre commentaire, c’est vrai qu’aujourd’hui cela nous parait beaucoup mais à l’époque les femmes avaient beaucoup d’enfants, il fallait assurer la descendance. D’ailleurs beaucoup mouraient en bas age.

  2.  
    Sabeha
    Sabeha écrit:

    6 enfants, 1 seul garçon, et dire que de nos jours, les femmes galèrent à avoir des enfants.

    •  
      Virginie de Rugès
      Virginie de Rugès écrit:

      à l’époque, avoir un enfant n’était pas le plus difficile. Le plus dur était de survivre à l’accouchement pour la mère, puis que l’enfant survive …

Répondre jaclyn Annuler la réponse.

 
 

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